jeudi 31 mai 2007

Ô ! CHANT DE LANDRECIES...


Lorsque j'entends monter dans le matin brumeux sur ma ville qui s'éveille,
Le bruit des dents d'acier des camions poussiéreux qui vident nos poubelles,
Je me prends à songer que ce chant de ma ville compagnon du matin,
Viendra à me manquer quand mes bras inutiles n'en auront plus besoin.

Car ces bruits habituels de pots d'échappements aux notes fracassantes,
Font partie du rituel de l'accompagnement des matinées bruyantes,
Des travailleurs dociles partant tôt le matin pour gagner leur salaire,
Avec le chant des villes leur offrant un refrain en musique salutaire.

Et si ce bruit mourrant n'entend plus mélangé aux bruits de nos voitures,
Le vacarme incessant des machines polluées de nos manufactures,
L'écoute matinale, le chant de Landrecies qui dans mon coeur résonne,
C'est le chant triomphal, entendu jusqu'au jour ou la retraite sonne.

Quand enfin retiré dans un coin de nature goûtant au doux repos,
Je viendrai regretter tes matins d'ouverture en musique de chaos,
J'écouterai ton chant au plus profond de moi en fermant les paupières
Et le temps d'un présent, regretterai parfois de n'être plus hier.

Gérard SANDIFORT, alias : Sandipoète

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Outre la poésie le hasard est Landrecies

Il y a un monument aux morts dans cette ville, qui porte les noms de membres de ma famille. Je ne les ai pas connu, ils sont morts en déportation.
J'écris moi aussi, parfois je me demande si ce drame de mon histoire passée, n'y ai pas pour quelque chose.
Je vis dans le bassin minier près de Lens
http://le-gout-de-l-ecrit.over-blog.com
finalement d'où vient l'écrit ?